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Bioshock Infinite, event dans les nuages

Direction Columbia en ce Mardi 5 Mars grâce à l’ami Xawow pour une fin d’après-midi aussi luxueuse et mitigée que le jeu en lui-même. Comme il faisait beau j’ai pu admirer la beauté de l’hôtel 4 étoiles à la mode parisienne dans lequelles blogueurs et les journalistes sont venu tâter le bourrinisme de Booker et sauver la belle Elizabeth. L’escalier pouvait faire de l’ombre à la galerie des glaces et nous permet de nous faire beau avant de rentrer dans le salon garni de PC. Bon j’avoue que j’ai à peine eu le temps de m’asseoir dans le canapé qu’il fallait nous diriger vers la salle de projection. Oui dans les hôtels quatre étoiles il y a des salles de cinéma plus luxueuse que n’importe quelle salle du Gaumont.

Et nous voici, tout d’un coup, en présence d’un nouveau dieu du jeu vidéo, messieurs ! Veuillez accueillir comme il se doit le co-fondateur de Irrationnal Games et créative-director de la saga Bioshock, monsieur Ken Levine… bon ok le public est un peu blasé mais on écoute religieusement ses paroles et que son jeu il est trop bien ! Bref tout ça pour dire qu’il est dans la place et qu’il va nous montrer deux trailers de la mort que tout le monde a déjà vu !

On va pas chier dans le marbre plus longtemps, le jeu est beau, pas incroyable mais beau et nous avons la chance de voir une séquence de gameplay située au début du jeu lorsqu’on fait connaissance avec Elizabeth, une jeune fille à l’histoire rappelant le destin des princesses de Disney enfermée dans sa prison dorée à essayer de se découvrir sans se rendre compte de la réalité. Dans cette séquence on se rend compte de l’ambiance très glauque et oppressante du titre, on est dans un Bioshock c’est sûr (d’ailleurs faudra qu’on m’explique comment il peut pleuvoir dans une ville au-dessus des nuages). En ce début du siècle, Columbia s’envole et se coupe de toute civilisation et doivent évoluer sans prendre en compte les autres. Les gens sont fous, horribles et vous n’aurez finalement plus qu’une envie c’est de défoncer ce peuple de dégénérés. Leurs mimiques et leurs croyances sont tellement dérangeantes par rapport à la société tolérante à laquelle on est habitué.  Remarquez que j’évite de spoiler, toujours est-il que vous rencontrez Elizabeth avant de sombrer dans les abîmes.

Après tant d’émotions il est temps de remonter manger un morceau et boire un coup. C’est donc assis sur un canapé, un verre à la main et un nem à la bouche que j’ai pu parler avec les blogueurs sur place (dommage que Ken soit parti). On a pris des photos avec la griffe pour les tyroliennes et on avait pas le droit de prendre de photos « pour le spoil », lol! qu’est ce qu’on va spoiler? et on a regardé les autres jouer sur les PC de guerre. Bon je l’avoue j’ai tout de même pris la manette pour un peu me balader. Pour ma part c’était le clavier et la souris pour un début de jeu qui n’est pas sans rappeler les précédents opus et toujours un peu Dishonored à cause de l’ambiance et du style graphique du titre.

Et justement, graphiquement c’est beau, beau mais sans plus on n’est pas là face à un Crysis ou un Tomb Raider. C’est un jeu de fin de vie de la console mais avec un moteur de milieu de génération. Bioshock Infinite est dans la lignée des précédents, des couleurs pastel, des jeux de lumière impressionnants et des personnages assez malsains derrière leurs sourires. Les visages seront toujours aussi importants pour représenter la folie, celle malsaine, violente.
Rien à dire le jeu est optimisé et fluide pour permettre au joueur d’admirer la ville volante de Columbia et de d’imaginer habiter à l’intérieur. La profondeur de champ est bonne c’est sùr, je suis curieux de voir ce que ça donnera sur console. De même les effets d’eau, de feu et de lumière sont justes incroyables, on s’y croirait !  C’est tout ce jeu d’ombres et de lumières, de reflets dans les éléments de décor qui feront de Bioshock Infinite le digne héritier des oppressifs Bioshock.
La ville en elle-même est vivante, il faut dire qu’on arrive en pleine fête foraine avec des stands criant de réalismes et aux gameplays divers et variés qui ne tiennent, pour une fois, pas du simple mini-jeu crispant mais d’un vrai jeu amusant.

En 20 minutes je n’ai pas pu voir grand-chose du gameplay, ça reste du Bioshock avec les plasmides (enfin les pouvoirs) et les armes à feu typiques du FPS, le tout dans le pure style steampunk du siècle dernier. C’est fluide, punchy et assez malsain lorsqu’on découvre le pouvoir du feu en se cramant la main la première fois. Je dois avouer qu’on ressent beaucoup notre côté humain avec un héros plus léger et moins mécanique que dans Bioshock 2. Ne comptez par contre pas sur le charisme d’huitre de Booker DeWitt pour en imposer mais plus sur une Elizabeth qui en connais plus sur la vie et la survie que la plupart des joueurs ! Néanmoins n’oubliez pas que les apparences sont parfois trompeuses et Columbia la divine pourra autant vous aider que vous détruire.

Comme dis plus haut, la ville sera peuplée et le peuple semble enfermé dans sa propre religion. Il faut dire que la cité n’était pas censée voler de ses propres ailes et donc se perdre dans un certain fanatisme régi par un mec  encore plus taré (taré dans le genre où t’as envie de lui coller une balle de pompe dans la tunique).

C’est plus l’ambiance qui décidera si le jeu est bon ou non car les premières séquences de gunfight rappellent parfois les films de Michael Bay qu’un jeu subtil et passionnant. C’est le pitch et les bruitages et toute la structure du jeu qui fera de Bioshock Infinite un très bon jeu ou une énième déception de ce début d’année. Enfin on verra ça le 26 Mars sur 360, PS3 et PC !

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A Propos Donwar

Gamer handicapé de 25 ans, j'analyse le monde du jeu vidéo depuis un moment et aime observer son évolution. J'aime tout autant l'écriture que la vidéo.

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Pas de commentaires

  1. Franchement j’espère que ce jeu sera au moins aussi immersif que l’étaient les deux autres opus. J’attend beaucoup de cette version. Bioshock, c’est le premier jeu sur lequel je suis resté scotché sur la future ex génération de consoles.
    J’adore l’univers steampunk. Que l’on passe d’un monde sous-marin à une ville dans les airs, cela ne pose pas de problème dans ce style. Encore une fois j’attends beaucoup de voir ce que donnera le passage de l’univers clos et confiné d’une base sous-marine à un monde plus ouvert du moins en apparence.

  2. Le jeu a l’air vraiment pas mal, hâte de voir ça !

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