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Finalement Final Fantasy XIII était-il bon?

Il m’a fallu 7 ans, 7 ans et la sortie de Final Fantasy 15 pour faire mon deuil de Final Fantasy XIII. Je hais ce jeu, c’est ma plus grosse déception vidéoludique, et aussi ma plus grosse attente. Je pense que c’est à cause de Lightning et ses amis que je ne peux plus lancer un jeu sans une certaine appréhension. Je n’attends désormais plus les jeux comme avant, regardant juste d’un oeil discret les trailers. Cependant, à l’aube du vrai Final Fantasy XIII, c’est à dire Versus XIII, je me dis que la treizième symphonie du nouveau monde n’était pas si mal.

Le changement c’est maintenant

final fantasy 13 art avec Lightning

Je pense même que ce jeu-dont-on-ne-doit-prononcer-le-nom montrait le futur du jeu vidéo. Un futur où les graphismes sont plus important que le gameplay et où le joueur doit pouvoir se plonger dans un gameplay répétitif au possible. Car c’est ainsi que fut vendu ce jeu et c’est aussi ainsi qu’est vendu Final Fantasy 15, un jeu magnifique. Durant des mois on a enchaîné les trailers, les cinématiques à couper le souffle et un chara-design aussi chatoyant que la dernière fashion week. Mais à côté de ça, que savait-on du jeu? Rien.

Le système de combat semblait reprendre une jauge ATB, il y avait plein de personnes cools sans qu’on sache qui c’est. Oerba Yun Fang m’avait tapé dans l’oeil… Je n’ai jamais eu le courage d’atteindre l’endroit où elle était. Les balades en Chocobo faisaient rêver, les créatures gigantesques aussi… là encore je n’en ai pas vu la couleur.

Final Fantasy XIII c’est une suite de déceptions malgré un début qui partait bien. Après un premier boss monstrueux qui avait le don de me mettre en jambes dès le début, le jeu s’enfuit. Ou plutôt nos héros s’enfuient vers de nouvelles aventures dans une scène assez épique.

Et tout d’un coup il se perd dans une espèce de routine incohérente. Sans qu’on sache vraiment pourquoi les aventuriers du Fal’Cie perdu enchaînent les couloirs et les environnements, passant de la forêt à la glace sans lien réel. Et tout ça sans nous expliquer ce qui se passe. Car, à cause d’un rythme soutenu en début de partie, le jeu oublie totalement de poser les bases. Ainsi pendant tout le jeu, j’étais perdu entre les Fal’Cie, les L’Cie, Cocoon et tous les personnages. Impossible de comprendre qui étaient les méchants et qu’est ce que nous faisions. Si je devais écrire mon propre résumé voici ce que je dirais.

Les divinités Fal’Cie on créé des humains censés les représenter sur terre,n les L’Cie. Sauf que les L’Cie comme Lightning et ses amis sont des parias. L’Empire déporte le peuple sur une autre planète, Cocoon et Lightning veut donc sauver sa soeur Serah aidé par Snow et ses compagnons. Et les L’Cie vont en profiter pour aussi buter les Fal’Cie.

Le problème c’est que le système de combat est loin d’être au point, certes c’est un système au tour par tour classique avec une jauge ATB. Sauf qu’on se rend vite compte que utiliser l’attaque automatique est plus simple que choisir sa magie. Le jeu choisissant en général assez bien les attaques, le joueur se sent inutile. On reste juste là à vérifier les PV pour claquer un soin ou une invocation.

Lightning returns to die

final fantasy VII game over screen

Mais voilà malgré un tour par tour classique mais efficace, tout FF 13 repose sur les épaules de son héroïne principale Lightning. Ce qui crée un énorme soucis de Game Design; si Lightning meure c’est Game Over. Et cette simple particularité rend le jeu profondément horrible à jouer.

On a aucun contrôle sur cette mort, aucune emprise. Les ennemis attaquent aléatoirement nos personnages et notre pink lady passe le plus clair de son temps à claquer des queues de phénix sur Vanille (qui, elle aussi, est super chiante à crever tout le temps). Sauf qu’il suffit que le boss cible Light pour que tout soit fini, et ce alors que tout le reste de l’équipe est encore debout.
Je veux bien que l’héroïne soit la pièce maîtresse du jeu, sa mort se devant être importante et punitive. Sauf que dans un RPG c’est un non-sens total, chacun à son rôle dans le combat, tank, DPS, healer, un personnage ne doit pas endosser tous les rôles comme c’est le cas ici. En plus de passer son temps à diriger l’équipe, rendant les combats chiants et sans saveur, Lightning n’a pas le droit de mourir.

On pourrait me reprocher de mal jouer, sauf que les adversaires attaquent vraiment de façon aléatoire. J’ai du faire certains bosses 20 fois sans percevoir une once de prédiction de cible. Certes je prévoyais l’attaque, me protégeais, mais passé ensuite les 3 tours suivant à soigner mes abrutis de potes… avant de me faire one-shot.

Pour finir le jeu? C’est tout droit après les boss!

Final Fantasy XIII les couloirs de Grand Pulse

Et Final Fantasy XIII n’est pas du tout prévu pour le farming et le levelling, le jeu entier est un rail. On se contente de suivre les différents couloirs et d’abattre tous les monstres de la route. Parfois on a le droit à un morceau de scénario, la plupart du temps anecdotique, avant de se farcir un boss.
Le jeu répond au pattern Porte-donjon-trésor classique, ici remanier en Monstres-Couloir-Boss. Et ça en boucle pendant 40h. Tout le début du jeu n’est qu’une vaste introduction mêlée à des cinématiques et des tutos. Ce qui fait qu’on s’ennui en plus de rager. Ce côté dirigiste n’encourage pas le levelling puisque tout est fait pour que le jeu soit constamment au même niveau de difficulté.

Les plus malins me demanderont de parler de l’équipement et de l’arbre de compétences. Sauf que ces composantes sont comme le reste du jeu, linéaire. Le Cristalium n’est pas du tout modulaire, on se contente juste d’activer les axes d’amélioration des personnages les uns après les autres, sans vraiment choisir notre direction.
L’équipement quand à lui, est lié aux objets récupérés dans le jeu. Et comme ce foutu jeu n’a pas une seule ville ou un seul système de craft, c’est le jeu lui même qui décide d’upgrade ou non notre équipement.
Car oui, il n’y pas une seule ville, c’est une aberration, c’est ce qui fait que je haie ce jeu. Il n’y a aucune phase de repos, de liberté, on est en tension tout le temps. On a personne à qui parler, rien à explorer, rien à choisir. Ce jeu est un foutu couloir de merde qui é%ù@&# !…….. “La direction est au regret de vous informer que notre testeur a été interné suite à la remémoration de souvenirs douloureux!”

Précurseur de notre époque

Affiche de The Last Remnant

Ces éléments on les a retrouvés dans les jeux qui ont suivis. Au fur et à mesure du temps les jeux se sont simplifiés. Le jeu cherche a garder le contrôle sur le joueur. Les jeux d’actions comme Uncharted ou Lara Croft sont de vastes couloirs. Les personnages se réduisent à un héros charismatiques, quitte à oublier totalement l’histoire des autre protagonistes. Et surtout le character management a désormais disparu, relégué aux jeux mobiles ou aux jeux de rôles PC un peu Old-school. Qui dernièrement a réellement pris le temps de stuffer ses personnages ou optimiser son arbre de compétences? Il est tellement plus simple d’activer et d’équiper les dernières capacités récupérées durant le jeu. Et si l’arbre de compétence n’a pas disparu, celui-ci autorise le retour en arrière à tout moment.

Je ne dis pas que les jeux vidéo d’avant étaient mieux. Final Fantasy X et X-2 sont eux aussi  des couloirs un peu chiants. Sauf que le fil de l’histoire n’est pas imposé, on s’octroie des pauses, on farm pour abaisser ensuite la difficulté. Et les jeux de l’époque 2008/2009 restaient sur ce modèle, de Eternal Sonata à Blue Dragon en passant par le Vrai FF de l’époque, The Last Remnant. Les RPG japonais gardent leur ADN tout en intégrant l’action.

Et c’est ça l’erreur de Final Fantasy XIII, avoir évolué trop vite pour le marché. Tu ne peux pas changer les règles d’un genre du jour au lendemain. Même la plus grande saga de jeux japonais ne pas s’accorder toutes les fantaisies. En changeant les règles du jeu tu obliges les joueurs à les reprendre. Et même une simplification des règles reste une façon de faire différente.
Mais si on jette un coup d’oeil dans le rétroviseur, on y voit les décombres de ses prédécesseurs. Car, quoi qu’en pense les puristes, il y a eu un FF XI, un MMO avant les MMO, et si les joueurs nient son existence, il fait partie de la saga. Puis il y a eu FF XII qui n’est rien de plus qu’une banale fantasy, reprenant certains codes du MMO lié à une réalisation grandiose. Et grâce à lui, les joueurs de FF sont revenus en terrain connu, ils revoyaient les systèmes de leur enfance à la sauce 2006.

La faute au A en trop

Final Fantasy XIII est trop triple AAA meme

Le vrai problème de Final Fantasy XIII est sa production et son marketing exacerbé. C’est un monstre de Frankenstein dopé aux millions. C’est une production Square Enix vendu comme le dernier blockbuster formaté à la mode. A grands coups de trailers bariolés et de cinématiques somptueuses, l’héroïne virevoltant dans ses habits roses pâles. La féminité exacerbée et volontaire était nouvelle dans le petit paradis vidéoludique de 2009. Bien loin des boobs de Lara Croft ou des filles nunuches de Final Fantasy X-2. Pour le profane c’était un jeu d’action cool qui se profilait là. Pour les fans c’était le FF tant attendu au lancement de la Next Gen, teinté de Full HD et de graphiques jamais vu. C’est sur cette seule promesse qui a fait vendre quelques millions d’exemplaires en première semaine.

Mais en y réfléchissant bien, FFXIII était aussi un jeu à part du monde des RPG japonais traditionnels. Ici pas de farming, pas de vrai arbre de compétences, pas d’optimisation d’équipe ou d’équipement. C’est le jeu qui dicte tes choix, qui t’oblige à avancer et à faire avec ce que t’as. En soit, si on enlève tous les promesses de la campagne marketing, Final Fantasy XIII est au niveau de jeux considérés comme cultes à l’heure actuelle, Nier, Asura’s Wrath ou El Shaddai. Chacun à leur manière, ils ont bouleversé leur genre respectifs. Et pourtant aucun n’avaientt, ne serait-ce que, le quart du tier du budget de Square Enix. A l’époque ils furent boudés par la presse et les joueurs mais maintenant ce sont des jeux revenant à la mémoire des joueurs.

Je déteste FFXIII et même en 2016 ça reste un jeu qui m’ennui. A l’inverse j’aime beaucoup Nier. Sauf que j’ai fait le premier à la sortie, en claquant 120€ et en attendant plusieurs heures dans le froid. Tandis que j’ai eu le second bien des années après alors que tout le monde avait crié au génie. En inversant les rôles avec un ami, il a eu l’expérience opposée, il a beaucoup attendu Nier et fait Final Fantasy XIII sur Steam. Résultat des courses, il n’aime pas Nier mais apprécie FFXIII.

NieR vs Final Fantasy XIII

Petite interview donc:

Qu’est-ce que tu apprécie chez FF 13? Tu aimes Call of Duty?

(rire) En fait les couloirs me permettent de pas trop réfléchir. J’avance tout en profitant de l’histoire. J’aime pas être perdu, ne pas savoir quoi faire ou justement faire trop de trucs. Tu vois dans GTA t’es tellement libre que tu ne fais pas l’histoire au final. J’aime pas me perdre dans les quêtes secondaires idiotes.

NieR est considéré comme un jeu magistral et pourtant tu l’as trouvé bateau et chiant!

L’histoire est un peu nian-nian, c’est triste oui mais les ficelles sont trop grosses. A coté de ça le monde est vaste mais totalement vide, tu t’ennuies et t’as l’impression de errer sans but. C’est clairement le jeu réservé à une élite qui prends le temps de jouer et de refaire le jeu plusieurs fois.

T’as fais beaucoup de Final Fantasy, Comment places-tu le 13 par rapport aux autres?

J’ai fait les premiers FF en 2D qui sont pas mal mais old school. En général tu fais du levelling. Et quand j’ai fait ceux en 3D (le VII, VIII et IX) j’ai peu apprécié l’aventure car il faut justement farmer. Au contraire le X est cool, assez dirigiste et le scénario est présent et intéressant. Un peu comme le XIII en fait!

Penses-tu que le prix d’achat d’un jeu influe sur notre expérience de jeu?

Clairement. Quand tu payes ton jeu plein pot, tu t’attends à y jouer longtemps. Les attentes sont bien plus grandes et le moindre défaut ressort immédiatement. Alors qu’un jeu à 15 balles, si il ne te plait pas c’est moins grave. Je pense que les testeurs devraient payer leurs jeux pour avoir un bon jugement.

Final Fantasy XIII versus The World

fabula_nova_crystallis

Et là forcément il arrive le moment où j’ai prévu un paragraphe entier sur FF XIII-2 et Lightning Returns mais franchement j’ai la flemme. D’autant que j’ai commencé Final Fantasy XV et je me demande si Prompto est gay ou juste puceau. C’est les Trois Mousquetaires version 2be3 ce jeu. Ou alors une allégorie des vacances, sur le papier t’as 3h de route et un grand soleil, en vérité c’est 3h de bouchons et 5°C à l’arrivée.

Tout ça me fait penser que Final Fantasy XIII-2 aurait presque mérité d’avoir une voiture, parce qu’on se fait un peu chier quand même. Mais au moins t’as pas l’impression d’être dans les couloirs d’Ikea alors que tu veux juste une Brömenss.

Par contre pour Lightning Returns ne comptait pas sur moi, une cosplayeuse à la Fashion Week qui voyage dans le temps et bute des titans à coups de QTE c’est trop pour moi. Je cours me réfugier dans le trailer de Final Fantasy Versus XIII de 2006, à l’époque où Dark Sasuke avait la classe et quand j’espérais qu’il y ai enfin des morts dans FF.

En refaisant Final Fantasy XIII maintenant, j’y prends un certain plaisir, loin d’être le jeu de l’année, il se place comme un jeu pop-corn agréable. J’y joue comme je joue à tous les Free 2 Play mobiles, je farmes, avance, combat les ennemis en regardant un film à coté et revient sur l’écran quand il y a une cinématique ou une difficulté.

On m’avait promis un grand RPG, je n’ai que le couloir de la mort!

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A Propos Donwar

Gamer handicapé de 25 ans, j'analyse le monde du jeu vidéo depuis un moment et aime observer son évolution. J'aime tout autant l'écriture que la vidéo.

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Un commentaire

  1. Sept ans que Final Fantasy XIII fait parler de lui et le plus souvent en mal. Mais on peut déjà lui attribuer une qualité, celle de durer dans les esprits, même si c’est pour la déception qu’il a procuré c’est déjà pas mal.

    Je ne vais pas revenir sur ta perception de FF XIII, des couloirs, de longs moments où l’on n’a pas la main, des combats plus spectaculaires que tactiques, tout cela est vrai, il faudrait être idiot pour le nier. Je n’ai pas fais FF XIII à sa sortie, mais quelques mois après, quand il était « officiel » que le jeu était raté. Pourtant, en à mon étonnement ce jeu m’a scotché, il m’a happé et je l’ai terminé en quelques jours. Sincèrement j’adore ce jeu, mais je suis le premier à reconnaître que ce n’est sûrement pas pas un grand RPG. Päs un grand RPG mais un grand jeu, un grand jeu de narration et un jeu audacieux parce qu’il a eu l’audace de tenter quelque chose avec une licence phare. Est-ce qu’il était en avance sur son temps, je ne sais pas, je te laisse le dire, tu as peut-être raison. Ce que je pense c’est que ce jeu a eu les couilles pour le dire vulgairement de tenter de un truc, peut être un truc raté, mais un truc quand même. Et je crois qu’il faut regarder toute la trilogie de FF XIII sous cet angle là, sous l’angle d’un éditeur / développeur qui discuter et s’engueule avec sa base de fans.

    Peut-être que je me trompe, mais je pense que si FF XIII apporte une rupture dans la vision du RPG japonisant ce n’est pas un hasard ou un accident, c’est parce que ses créateurs avaient une vision et une volonté. Ils se sont lancés avec FF XIII et ils se sont ramassés. Derrière FF XIII-2 (alias l’horrible et détestable FF XIII-2) me semble être une réponse grotesque aux reproches qu’a reçu FF XIII. Il est question de repartir dans le passé pour réparer des erreurs non ? Il est question de cette approche de la répétition des actes et de leurs conséquence et de héros qui viennent futur pour te dire que tu vas dans le mur. En tant que joueur je le prenais pour moi, je le prenais comme le discourt des développeurs qui me disaient que s’ils ne changeaient rien au présent ou au passé alors le monde aller disparaître, ici le monde étant le RPG. On disait de FF XIII qu’il était trop linéaire ? FF XIII-2 propose ce gloubiboulga de narration spatiotemporel non linéraire où l’on peut jouer chaque segment dans différents temps, dans différents ordre, dans différents perspectives de scénario, ça ne rime à rien, les héros sont les plus détestables de l’histoire du RPG mainstream et les personnages les plus charismatique de FF XIII sont relégués au rang de troisième rôle minables comme on mettrai un acteur au placard.

    Et après cette punition, voilà que les développeur propose Lightning Returns qui me semble encore plus en rupture avec le RPG, mais qui propose une vraie narration, et une véritable expérience au joueur, qu’il adhère ou pas le jeu s’en moque, mais moi j’ai adhéré. Et si nous prenions le temps encore une fois de démonter le scénario de ce troisième opus nous pourrions encore le lire par le prisme d’une discourt sur le média en lui même. Enfin je parle, je parle, mais ça commence à faire longtemps que je n’ai pas retouché à cette trilogie et mes souvenirs commencent à se brouiller.

    Reste que FFXIII est pour moi un bijoux de narration, de fragmentation, de frustration, de lier le fond et le forme de son ambition, même si c’est au détriment des canons du genre. Et puis, plonger dans une introduction d’une vingtaine d’heure, sans jamais avoir accès à tous les personnages, et puis finir par déboucher dans la plaine de Gran Pluse quelle claque. Après ces heures de couloirs et de rails, on a une sensation presque physique de la liberté et rien que pour cela ça valait la peine d’aimer ce jeu.

    Désolé d’un si long et si almabiqué commentaire

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