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[Film] The Hobbit – Une expérience inattendue

Le Hobbit : Un voyage inattendu

La plus grande aventure vient de commencer.

20122 h 45 min
Résumé

Dans "Un voyage inattendu", Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…

Métadonnées
Titre Le Hobbit : Un voyage inattendu
Titre original The Hobbit: An Unexpected Journey
Réalisateur Peter Jackson
Durée 2 h 45 min
Date de sortie 26 novembre 2012
Budget $250 000 000
Détails
Note Bon
Acteurs
Avec : Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, Andy Serkis, Cate Blanchett, Christopher Lee, Sylvester McCoy, Ian Holm, Elijah Wood, Hugo Weaving, Lee Pace, Conan Stevens, Bret McKenzie, Aidan Turner, James Nesbitt, Graham McTavish, Barry Humphries, Ken Stott, Jeffrey Thomas, Mark Hadlow, John Callen, William Kircher, John Bell, Benedict Cumberbatch, Dean O'Gorman, Manu Bennett, Jed Brophy, Adam Brown, Stephen Hunter, Tim McLachlan

Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante; c’était un trou de hobbit. Ce hobbit était très cossu et s’appelait Bilbo Baggins, à ne pas confondre avec Sacquet qui officiera 60 ans plus tard.

 

Mon précieux… Tu es venu à moi,  mon pressssiiiieux.

Après une époustouflante trilogie du Seigneur des Anneaux à la limite de l’excellence, Peter Jackson revient sur ses terres de Nouvelle-Zélande pour adapter le prélude des troublants évènements de la Terre du Milieu, Bilbo le Hobbit. Roman écrit pour ses petits-enfants par J.R.R. Tolkien, Bilbo le Hobbit est bien plus court et accessible que les dictionnaires dédiées à l’Anneau. Je m’en rappelle, je l’avais lu en CE2 et il reste pour beaucoup le premier contact avec la vraie littérature. Ainsi le défi est double, ne pas décevoir les fans des anciens films et rallier les lecteurs à la cause cinématographique. Et toute l’équipe de tournage se prépara à revivre une aventure.

Durant plus de trois ans, une grosse centaine de personnes retourna sur les lieux du tournage des précédents films mais cette fois-ci avec un budget plus que conséquent, des dizaines de caméras RED (15 000 dollars l’unité) et l’envie de réaliser trois films. Et oui c’est ce qui m’a surpris, comment réaliser trois films sur un livre de 400 pages, comment tourner 9h de film alors que le livre se fini en 6? C’est ce que nous allons voir dans cette critique. Et je vous vois venir, à crier au spoil à outrance, ce n’est pas mon but et si spoil il y a se sera uniquement pour ceux n’ayant pas lu le livre.

Je partais d’assez peu de choses puisque à part les trailers, je n’avais rien vu du tournage. Cependant visionner 35 fois toute la trilogie fait que forcément on attend le film au tournant. Cela, Jackson l’a bien compris et démarre son film par le début du Seigneur des Anneaux, parallèle très sympathique nous en apprenant déjà un peu plus sur Frodon… oui oui sur Frodon car autant le dire tout de suite pour remplir 2h40 de film il va falloir un bon paquet de kaméo qui feront sourire les fans.

Image du film "Le Hobbit : Un voyage inattendu"

 

Récit d’un aller…

Nous voici dans le roman de ce cher Bilbo a admirer la tranquillité de la Comté et la petite vie des hobbits peu désireux d’aventures. Comme vous le savez l’aventure va pourtant frapper à la porte du petit hobbit et amener avec elle 13 nains ayant tous une identité propre, enfin propre… c’est des nains quoi. Vous m’excuserez pour les noms que je n’ai pas mais Kili et Thorin sortent clairement du lot et feront fantasmer de nombreuses femmes contrairement à l’imposant Bombur. Certaines critiques parlent d’un début lent et chiant et pourtant ce rythme un peu tranquille est nécessaire pour comprendre tous les enjeux de la quête de Bilbo. Ainsi le cambrioleur malgré lui devra voler Smaug le dragon et si possible redonner Erebor, le royaume des nains à ses propriétaires. Ne croyais pas que vous allez regarder 15 personnes se pochtronner autour d’une table en racontant leurs histoires, non le film multiplie les plans somptueux, des vues plongeantes, les modélisations de grands espaces… Ok je spoile: on voit la destruction d’Erebor mais pas le dragon, c’est super bien fait, durant toute la séquence on attend de voir Smaug mais non on admire juste la désolation et la destruction du royaume des nains, un peu comme la bataille des Champs de Dagorlad où Sauron fut vaincu.

La première heure de film se présente comme La Communauté de l’anneau avec une mise en scène équivalente et nous montre la cène, dernier festin avant de démarrer une quête fantastique.
Grâce à l’ancienne trilogie, Peter maîtrise les plans aériens et le montre, fier de son pays et de ses paysages magnifiques, lors de ma séance en IMAX 3D c’était tout bonnement époustouflant et parfois mieux tourné que de nombreux documentaires. Des collines verdoyantes aux montagnes enneigées, on ré-admire ses paysages. Car le gros souci du Voyage inattendu est l’incroyable copié-collé des précédents films, je sais que c’est le bouquin qui veut cela mais tout le long du film on aura l’impression de revoir les mêmes paysages, les mêmes situations. Les mines, les montagnes, les collines, les elfes et les disparitions de Gandalf tout y passe, c’est parfois frustrant de voir tourner dans sa tête l’ancien film. Mais en même temps cela flatte la rétine et le fan replongeant dans son univers favori sous un angle un peu différent.

Image du film "Le Hobbit : Un voyage inattendu"

Vous ne pouvez pas vous cacher, je vous vois.

Plus qu’une aventure, c’est un voyage inattendue faisant rougir Nicolas Hulot. On multiplie les plans aériens et on en abuse, des panoramas aux plans larges, les personnages sont mis de côté pour se concentrer sur la compagnie toute entière, ça nous rappelle les plans de la montagne de la Communauté. Ce qui est marrant c’est que tout est traité ce cette manière, un dialogue, plan aérien, un combat, vue de dessus, une marche, panorama. A cela on pourra ajouter des séquences bienvenues et une mise en scène au top. Certains passages font d’ailleurs penser à un jeu vidéo et plus précisément à Trine. Avec une vue de côté et nos personnages qui courent et évitent les pièges c’est magnifiques et rappel les jeux de plateformes actuels.

Puisque j’ai claqué 5€ de plus pour la 3D il est temps d’en parler, et bien elle ne fait pas mal au yeux pour une fois, question d’habitude peut-être … De plus l’écran ne se retrouve pas assombri et l’effet est saisissant. On a une profondeur de champ terrible et nous pouvons distinguer au loin les montagnes enneigées ou voir les épées s’entrechoquer à quelques mètres de notre visages. Nous voici immerger dans les terres du milieu, visitant la Comté et ses trous étroits ou vivant la vie de nain à Erebor!

A côté de ça, The Hobbit est très lumineux, trop peut-être on est loin de la violence de la fuite de Frodon, de la noirceur de la Forêt Noire et de l’humidité de la Moria. On nous fait comprendre que nous sommes à l’aube de la fin des temps, le calme avant la tempête où les forces se mettent en place. Seul un passage donnera un avant-gout des cavaliers noirs et du périple de Frodon. On est face à un univers enchanteur, presque paisible et là où telle scène servait de transition dans le SdA, c’est ici un moment épique magistralement mis en scène.

Il est par contre dommage de retrouver des costumes et des visages en latex alors qu’ils auraient mérités à être vieillis. Peut-être est-ce dû à la HD mais la magie opère plus, les orques deviennent presque sympathiques et peu effrayants. Où sont les soldats du Mordor près à mourir pour leur maitre?

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… et d’un retour!

Smaug dès le début on pense pouvoir le voir dans toute sa splendeur et en même temps on espère que Jackson n’a pas flingué son intrigue dès le début. On profite alors d’autant plus de la chute du royaume des nains, merveille parmi les merveilles rappelant les chutes de l’Argonath. De cette grandeur découle la décadence et la mort du plus fier des peuples. On retrouvera des personnages très marqués psychologiquement comme le fier et bourru Thorin, qui, en tant que meneur, se chargera de sauver les autres tel un alter-ego de Boromir.

Durant la lente mise en place du scénario, The Hobbit multiplie les clins d’œil aux œuvres précédentes enrichissant ainsi l’histoire globales. Certes certaines scènes rajoutées et issu d’autres livres agaceront les moins patients des spectateurs mais c’est avant de voir l’utilité de celle-ci. Le retour à Fondcombe permet de mieux appréhender les personnages de Galadriel (et sa relation avec Gandalf) et voir les prémices des guerres du troisième âge. Là encore on pourra reprocher l’utilisation des vieux décors en carton pâte du SdA mais c’est pour mieux approfondir les personnages comme Azog et les petits ajouts à l’histoire.

Certes The Hobbit fait dans la surenchère d’effets spéciaux et se calque sur la Communauté de l’Anneau mais sait rendre cela utile. Car finalement le tempête dans les montagnes du premier film était aussi inutile que chiante alors qu’ici cela amène nos héros à un autre niveau. On a parfois l’impression de se retrouver dans un jeu vidéo avec cette alternance d’action et de cinématiques. On s’attendrait presque à des QTE et à des ralentis. De plus on a l’impression de vivre plus d’une fois la proximité du Game Over sans pour autant l’atteindre car sauver in extremis par un Gandalf jouant avec nos nerfs. C’est peut-être aussi cela qui agacera les spectateurs, le fait d’être certain qu’à aucun moment un évènement tragique va arriver. On sera certes toujours dans l’action et les combats mais on aura cure de la fin de ces derniers.

Gollum fait son office et on n’en attendait pas moins de lui. Le perfide est plus schizophrène que jamais quoique couard et moins prudent. Il s’installe une certaine complicité entre Gollum et Bilbo et on ressent toute la détresse liée à la perte de l’Anneau. Le passage final fera écho au voyage du trio Gollum/Frodon/Sam et on aura un soupir de soulagement à voir la décision de Bilbo.

Ce voyage sera couvert pas les musiques de Howard Shore qui m’a assez décu je dois dire puisque le film est rythmé par la musique du trailer « Far Over the Misty Mountains Cold » mainte et maintes fois remixés et reprise. Cependant les thèmes nous rappelle que nous sommes dans un conte ou dans une fable écrite par Bilbo lui-même.

Image du film "Le Hobbit : Un voyage inattendu"

 

Et un, et deux, et trois Hobbits

J’avoue ne pas comprendre les nombreuses critiques du web. Les gens le comparent au Seigneur des Anneaux alors que le livre n’en a déjà pas l’étoffe puis reprochent à Peter Jackson d’avoir rajouté des scènes. Scènes parfois inventées mais pour la plupart présentent dans les trois tomes, Contes et légendes inachevées ou encore Histoire de la Terre du Milieu. Le souci vient du livre originel se concentrant exclusivement sur Bilbo, les nains faisant offices de personnages secondaires peu charismatiques. Ainsi, même si seule l’histoire de Thorin est raconté, chaque nain a son propre caractère et amène tantôt de l’humour, tantôt des ennuis. La compagnie rappelle les 7 nains de Blanche-Neige, on retrouve les mêmes traits caractériels.

De plus Bilbo est bien plus utile et intéressant que ce pleurnichard de Frodon, brave et stylé, il affronte les catastrophes avec bien plus de courage que son neveu. Bon là encore on le retrouvera dans les mêmes situations. Et face à Gollum on a un véritable duel qu’on se surprend à vivre par nous-même. Au passage la découverte de l’anneau est bien plus prenante que dans le livre.

Au final The Hobbit s’adresse tant aux nouveaux arrivants qu’aux fans de la première heure et allie une mise en scène parfaite et une action sachant alterner pauses et scènes prenantes. Attention cependant ceux n’ayant pas accrochés au Seigneur des Anneaux, à la préciosité des hobbits et la grossièreté des nains peuvent déjà retourner sur James Bond car ils s’ennuieront durant 2h40. La fin nous laissera coller au siège tout tremblant après avoir visionner cette maestria. Les haters peuvent d’ores et déjà aller lire le livre avant de cracher à plume perdu sur cette nouvelle trilogie. Vous attendiez-vous vraiment à un film supérieur au Retour du Roi?

The Hobbit suit la lignée du roman, c’est un film taillé pour les enfants, sans morts ni tragédie.

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A Propos Donwar

Gamer handicapé de 25 ans, j'analyse le monde du jeu vidéo depuis un moment et aime observer son évolution. J'aime tout autant l'écriture que la vidéo.

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5 commentaires

  1. Je pense la même chose que toi ^^ 🙂

    Mais je rajoute juste un point négatif. Ce film utilise une nouvelle technologie qui diffuse le tout en 48fps au lieu des 24. C’est censé rendre les mouvements plus fluides et éviter les flous de type Blur. Cependant, cette techno n’est pas bien maîtrisée, et on à l’impression de regarder un film en accélérer en permanence, c’est extrêmement troublant.

  2. Tu ne connais pas les noms des 13 nains ? Honte à toi ! (je plaisante)
    Mais pour la culture G leurs noms sont : Thorin, Kili, Fili, Bifur, Bofur, Bombur, Dori, Nori Ori, Oin, Gloin, Dwalin et Balin. x)

    Personnellement je ne suis pas du tout objective sur le film, étant une fan absolue de l’univers de Tolkien depuis mes 10 ans (âge auquel j’ai découvert la trilogie en livre).
    Mais ce film m’a vraiment transportée, autant pour les clins d’oeil aux films et aux livres (retrouver des chansons du livre c’est géant !) précédents que pour les musiques (ce générique de fin… <3) et puis, retrouver un Tolkien au cinéma… Ca m'a fait des frissons partout !

    Bref, personnellement j'ai adoré ce film. Et pour le côté sombre qu'on retrouve moins il faut se rappeler (comme l'a dit Don) que l'histoire se situe avant le retour de Sauron (du moins le retour officiel), à un moment où tous le croyaient encore bel et bien vaincu à jamais. Et si Gandalf commence à avoir des doutes, il est bien le seul. Et ceux qui ont lu le livres savent qu'ils auront leur content de darkness dans Mirkwood avec les araignées (brrrr, voilà un passage qui va me traumatiser). Et les scènes de batailles épiques arriveront dans le dernier film avec la bataille des Cinq Armées et celle contre le Nécromancien (si elle est présente, mais au vu des indices que donnent le premier film je pencherais pour le oui).

    En conclusion, resituez bien l'histoire et lisez le livre pour comprendre l'atmosphère et les détails du film !

  3. Tout à fait d’accord avec toi.
    Ce film est génial. Il n’est pas tout à fait dans le même registre que le seigneur des anneaux mais c’est le cas du livre.

    Perso je ne suis un fan absolu du Seigneur Des Anneaux, mais cela ne me rend pas plus indulgent, au contraire. Je n’aurais pas supporté la moindre merde sur ce film, et je suis le premier à gueuler au réalisateur vendu quand on fait de la merde avec mes univers préférés. J’ai par exemple adoré The Dark Knight alors que je chie allègrement sur The Dark Knight Rises.

    Ici j’avais vraiment peur d’être déçu, de vivre se qu’ont vécu les fans de Star Wars de la première heure en allant voir La Menace Fantôme… Mais le film était à peine commencé depuis 5 minutes que je ne tenais plus en place sur mon siège en me répétant « quel putain de film, quel putain de réalisateur ».

    Bref film énorme, des passages drôles (humour hobbit quoi ^^), épiques (fin énorme), flippant, magnifiques… aaargh il faut que j’y retourne!
    Je pense qu’il faut vraiment n’avoir aucune capacité à s’émerveiller pour ne pas aimer ce film. Donc en gros, vous avez aimé les premiers, vous aimerez celui-ci.

    PS: gros kiff sur Dwalin, c’te classe 😀

  4. A ce que je vois il suit le livre plutôt bien =D

    Merci Donwar =)

  5. Je suis allé voir le film le jour de sa sortie en salle, et le moins que je puisse dire c’est que j’ai adoré ! Les environnements et la musique sont toujours aussi magiques. J’ai également apprécié l’humour du film !

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