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Paris Games Week 2015 – enfin ouverte sur le monde

Alors que toutes mes connaissances semblaient découvrir le nouveau visage de la Paris Games Week le mardi après-midi, j’ai profité du mercredi pour partir à l’assaut des stands du salon.

Lever 6h30, un café, des œufs et du bacon plus tard et me voici dans le tram pour Porte de Versailles. Après plus de deux ans sans PGW pour ma part j’étais surpris, et heureux de voir le salon dans le plus grand des halls. Avec en plus une deuxième entrée pour la presse et les gens possédant un billet, bon au vu du nombre de personnes passant par cette entrée on sent une organisation quelque peu foireuse. Au moins on passe tranquillement et malgré le retard de mon collègue Magemo, on arrive dans le salon sans qu’il y ai grand monde

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Première surprise donc, c’est grand, espacé et bien agencé, ça fait presque bizarre de ne plus voir le stand Call of bloquer la moitié du salon. Nintendo accueille les familles, Just Dance gueule à coté et Xbox semble presque perdu dans son coin. Sur le côté Jeuxvideo.com fait face à Gameone et la Fnac tandis que Orange semble encore perdu un peu plus loin, c’est néanmoins pire pour SFR et Numéricable qui, profitant de leur partenariat avec l’ESWC, montrent un grand rien.

Pauvre scène ESWC , reléguée au fond du salon parmi les stands d’équipementiers frisant avec le mauvais gout. Prise en tenaille par l’auto-école de Villejuif, les casinos Partouche et l’expérience de VR beaucoup trop réelle de Tranckmania, on croyait presque voir une partie de Kamoulox grandeur nature.
La grosse nouveauté du salon sera sans conteste les boutiques de goodies horriblement chers mettant en avant de merveilleux t-shirts bas de gamme et des goodies Assassin’s Creed à la qualité de plus en plus douteuse mais aussi de plus en plus chers.

Néanmoins les nombreux stands dédiés au PC ont su faire battre mon petit cœur, de Games Workshop présentant toute une armée de Age of Sigmar à AMD poussant la réalité virtuelle en passant par les constructeurs comme Thermaltake qui montraient des boitiers à la limite de l’œuvre d’art (et je ne parle pas de l’horrible ThermalThor), j’aurais pu craquer pour un watercooling intégral si mon portefeuille me l’avait autorisé. On note tout de même la présence de nombreuses babes sur ces stands, comme quoi le petit monde des accessoiristes ne s’est pas passé le mot pour bannir ce genre de démonstrations inutiles. D’ailleurs c’est Burn Controllers qui a fait le buzz a se propos, enfin quand l’on voit la gueule juste immonde de certains de leurs customs on ne s’étonne même plus. Au moins les hôtesses de chez AMD étaient charmantes et connaissaient bien leur sujet, d’ailleurs mon constructeur favoris montrait de magnifiques mini-tours ainsi que leurs nouvelles cartes graphiques ultra-haut de gamme.

Revenons tout de même sur le salon pour admirer la guerre des consoles de Sony et Microsoft ; Nintendo étant hors catégorie avec son catalogue déjà sorti depuis longtemps (la mort de Iwata-san fut un réél coup dur pour la firme). Playstation avait un énorme stand, tellement énorme qu’il prenait la moitié du salon. Impossible donc de jouer à un jeu sans avoir une manette PS4 en main. Si Playstation ne me dérange pas, cette hégémonie de Sony est malsaine pour le jeu vidéo. Après avoir passer la journée à jouer à des jeux avec une Dualshock en main j’en vient à haïr cette horrible manette trop petite et trop cheap. Malheureusement cela impacte directement le gameplay de certains jeux devenant ainsi injouables pour moi sous cette configuration.
Et c’est bien dommage car Sony a mis les petits plats dans les grands, amenant exclusivités, stars et décorum impressionnant. Notamment Star Wars Battlefront qui, fort de ses 9 millions de joueurs lors de la beta, trônait sur le stand avec un énorme AT-AT et un immense StarFighter, de quoi asseoir encore plus la suprématie de l’Empire. Uncharted ferait presque pâle figure avec ses deux stands dédié au multi d’Uncharted 4 et à l’Uncharted Collection.

A l’inverse, les éditeurs plus modestes comme Bandai Namco , 2K et Deep Silver étaient pris entre deux feux et quasiment invisibles aux yeux du public. Si il était aisé de voir Battleborn, Homefront et Dragon Ball Extreme Butoden, je suis totalement passé à côté de Mighty no.9, This War of Mine et Dark Souls III. Drôle de mise en avant car le DLC de Bloodborne était lui bien achalandé.

Même constat pour Square Enix qui préfère montrer sa boutique de goodies plutôt que ses jeux à venir. Certains diront que de nombreux jeux étaient montrés sur la scène du stand… entre deux lâché de goodies. Et c’est bien dommage car si NiEr Automata et Deus Ex Mankind Divided étaient annoncés, je n’en ai pas vu la couleur, SE préférant mettre des bornes pour un Just Cause 3 trop similaire au 2 et plusieurs postes pour jouer à Final Fantasy XIV qui n’en finit plus de cartonner depuis sa mue. On appréciera la présence de la démo de Final Fantasy XV dont on souhaiterait plus d’infos que juste « regardez, on a une fille, des chocobos et on peut pêcher, lol ! ».

Fort de ses licences, Ubisoft avait l’un des plus trop stands du salon, bien organisé avec du Assassin’s Creed Syndicate, du Rainbow Six Siege et du The Division. Le public pouvait faire la queue autour du stand sans pourrir l’espace central. Et malgré l’infernal Just Dance c’était presque calme. Dommage que Michel Ancel ne soit pas venu présenter Wild… non je déconne Michel et Ubi ont divorcé il n’y a pas longtemps. On s’attendait presque à la venue de Bolloré, réclamant ses 16% de stand pour présenter Vivendi.

La conférence Playstation chroniquée précédemment aura permis d’amener de grands noms sur le salon. Chose improbable et émouvant j’ai pu croiser le petit mais puissant Andrew House, CEO de Sony ainsi que Shuhei Yoshida, ni plus ni moins que le grand patron de Sony monde. Plus tard c’est Yves Guillemot qui est venu admirer ses troupes tandis que la secrétaire au numérique Axelle Lemaire s’est faites interviewer de nombreuses fois lors de sa visite de mercredi. On a hâte de voir ses dernières mesures en action, la France devenant un acteur très important du jeu vidéo dans le monde. Le point d’orgue de la semaine fut la présence de Yoko Taro, directeur de NiEr Automata qui a montré le tout premier trailer de NiEr en plus de répondre aux nombreuses interrogations sur le jeu. Preuve que la France est bel et bien un important consommateur de J-RPG.

Cette édition était étrangement calme, pas de bousculade, de queue de 10h ou d’éditions collectors jetées en pâture aux fans ayant attendus dans le froid. Même les stars de Youtube pouvaient, à peu près, circuler sur le salon. Mieux encore les parents avaient la possibilité de jouer avec leurs enfants sur la Paris Games Week Kids, les professionnels signaient des contrats dans la Game Connection et la presse prenaient rendez-vous pour voir les jeux sans se prendre la tête.
La Paris Games Week devient donc un évènement international, si elle peine encore à intéresser la presse mondiale et à proposer suffisamment d’espace, on espère récupérer encore plus de halls l’année prochaine pour une édition bien plus somptueuse.

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A Propos Donwar

Gamer handicapé de 25 ans, j'analyse le monde du jeu vidéo depuis un moment et aime observer son évolution. J'aime tout autant l'écriture que la vidéo.

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Un commentaire

  1. Mais je me fais basher azi là !
    Bon sinon bon résumé, un résultat plutôt positif pour cette PGW 2015 même si pour le coup j’y ai passé moins de temps que les autres années.

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