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Paris games week 2016 et les youtubeurs

Paris Games Week – Kermesse de fin d’année

La Paris Games Week est finie, y a eu des jeux, de la place et du spectacle. Sauf que la PGW est toujours le salon de noël, un espèce de supermarché et de salon du divertissement pour tous les types de gamers.

Presse ton VIP

Jiraya le streameur fou

Crevons l’abcès tout de suite, la soirée presse, j’ai eu une accréd, c’est cool, c’était bien de voir les potes … mais pour ce qui est de jouer… Tous les stands étaient privatisés ou presque, y avait la queue, et pas mal de jeux sont soit non jouables, soit en multis. Mention spéciale à Playstation, avec un stand gigantesque mais inaccessible car privatisé. Super tu veux tester et donner tes impressions sur le Playstation VR et la PS4 Pro et ben non, tu ne peux pas, t’es pas assez VIP.

Car la PGW 2016 n’est pas un salon avec des révélations, des nouveautés, c’est le  salon de la drague, de la mise en avant. On invite le maximum de personnes extrêmement influentes en espérant gratter un peu de visibilité. On y voit une évolution du marketing.
On est passé des journalistes aux blogueurs, puis des blogueurs aux youtubeurs, et des youtubeurs aux influenceurs. On veut toucher le très grand public, et pour cela il faut passer par le médiateur connus, le Squeezie, le Norman, Axelle Lemaire, Jennifer ou n’importe qui suivie par plusieurs millions de personnes. Le gamer milieu de gamme, le youtubeur de moins de 1 million d’abonnés n’est plus rien. C’est assez bizarre comme process de communication.

Et finalement ce changement se ressent jusqu’aux vrais journalistes, désormais boudés par les services presse, qui n’ont plus de presse que le nom. Désormais une publicité pure et dure est plus  importante qu’une critique dans la presse.

On a retrouvé le respect

Stand Playstation PGW 2016

La PGW 2016 occupe 3 halls de la Porte de Versailles, c’est gigantesque. Le Hall 1 est dédié aux gros éditeurs, le hall 2.1 est celui de la PGW Kids et enfin le Hall 2.2, ancien hall historique du salon, est consacré à l’esport. Comprendre que le brouhaha des tournois n’a pas géné les joueurs et que le salon été plus calme et agréable.

Mieux encore, le salon était calme, on pouvait se déplacer, respecter et ressortir en pleine santé. Avec ses 3 halls tout le monde pouvait retrouver un peu d’espace vital. Finalement seul le hall eSport s’est avéré blindé le weekend. Même le coeur du salon délimité par Sony et Ubisoft respirer. Là où les années précédentes les concours de hurlements étaient anxiogènes, cette année les éditeurs distribuent des goodies à tous, demandent de laisser un peu de place et même de baisser les décibels.

Le traditionnel lâché de goodies s’est transformé en distribution rangée et organisé où les visiteurs du fond sont les premiers servis. Scène incroyable ou chacun peut avoir son petit lot. Finalement seul Microsoft fait office de trouble-fête en essayant de s’imposer malgré son petit stand. Voici l’animateur scandant “C’est le X de XBox” tel un rappeur en manque de reconnaissance et face à un public désabusé.

Le PEGI dans tout ça est pour la première fois respecté, vidant ainsi totalement les files d’attente de Call of Duty. Moment magique de cette PGW qu’est de voir une quinzaine d’ados se faire refouler du stand, et ainsi gagner une précieuse demi-heure de queue.

PGW: la kermesse du jeu vidéo

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Concrètement je n’ai  pas vu énormément de jeux lors de cette PGW, principalement par manque de temps et surtout d’intérêt pour les nouveaux jeux. A force de tout voir et de tout tester, je fini par me spoiler une partie du jeu, à trop en attendre ou au contraire être déçu. Une démo pas terrible doublée de graphismes en deçà des standards peut totalement ruiner l’expérience de jeu. Alors qu’à l’inverse une totale découverte ne sera que sublimée par le talent des créateurs.

Mais l’ambiance PGW est là, bien présente, avec un salon bien plus grand que d’ordinaire, de la place pour circuler et pour souffler on passe un bon moment. Les fans d’esport peuvent s’en donner à coeur joie. On est plus dans un gloubiboulga culturel mais un salon ou chacun peut montrer fièrement sa création. Même les petits studios ont leur espace, et cela dès l’entrée du salon avec des jeux indés Made in France.

Si certains taxent le salon de “cour de récré” pour youtubeurs, ceux-ci sont finalement peu présents, ils ont leur espace au Youtube Corner, chez Webedia ou Twitch et c’est tout. Par moment un éditeur leur demande d’animer le stand mais la relation reste strictement professionnelles. On est loin du comportement “roi du monde” de certaines années.

 

En fait la PGW est en harmonie avec elle-même, cherchant à briller à l’étranger tout en ne se donnant pas les moyens de le faire. C’est grand, bien organisé mais les acteurs principaux ne jouent pas le jeu. Dommage de voir juste les jeux de fin d’année, ceux déjà sortis et aucune annonce réelle malgré les quelques têtes d’affiches.

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A Propos Donwar

Gamer handicapé de 25 ans, j'analyse le monde du jeu vidéo depuis un moment et aime observer son évolution. J'aime tout autant l'écriture que la vidéo.

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Un commentaire

  1. Franchement je suis content si c’est plus grand et plus calme mais c’est vrai que le but était de tester des produits et le salon n’avait pas l’air de proposer grand chose de ce côté là cet année, pour le grand public.

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