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[Test] Watch Dogs: un hackeur à Los Santos

Le jeu d’Ubisoft le plus attendu de l’année, montré à l’E3 2012 alors que le jeu vidéo peinait à nous faire vibrer, Watch Dogs a impressionné le monde entier grâce à sa plastique parfaite et un rendu visuel à couper le souffle, la next gen n’était pas encore là et pourtant Ubisoft nous promettait un monde ouvert aussi beau que The Witcher. 2 ans plus tard, la nouvelle génération de consoles est sorti, GTA V a fait son apparition, alors que vaut Watch Dogs ?

Watch Doggy Dogs, qu’est ce qu’on attend ?

Forcément les gamers ont mis de grands espoirs dans Watch Dogs, jeu d’action en monde ouvert où Aiden Pierce possède un smartphone capable de hacker tous les appareils électroniques du voisinage. Si on s’en réfère au gameplay de l’E3 2012 on pense à une sombre histoire de vol de données avec une ambiance pré-futuriste à la Deus Ex Human Revolution.

L’esthétique fil de fer avait aussi fait son petit effet, rendant ctOS froide et sans âme. Toutes les personnes connectées entre elle via le réseau à la merci des hackeur. Une version terrifiante d’un monde qui existe pourtant déjà, dirigé par Google, Facebook, Apple et le Big Data. ctOS faisait peur, très peur, le trailer était superbement mis en scène, posant les bonnes questions et surtout une « Qui contrôle nos données ? »

Et dans cette tension scénaristique apparait Aiden, mais surtout Chicago, une ville époustouflante. Le jeu est incroyablement beau, bercé par la chaleur du soleil créant de magnifiques ombres tandis que quelques heures plus tard le héros se balade, téléphone à la main, dans une nuit pluvieuse éclairé par un léger lens flare et quelques reflets dans les flaques d’eau. Le vent faisant bouger son manteau alors qu’il rentre dans une boite BCBG baigné de brouillard. Ecoutant là-bas la discussion dans mystérieuse femme avant de s’enfuir sous une pluie à couper le souffle. Quelques accidents permettent de nous montrer un gun fight tirant parti du ralenti.

Bref Watch Dogs était prenant, oppressant et assez loin d’un GTA classique. Résultat Ubisoft eu quelques milliers de précommande et un taux d’attente supérieur à la normale. Le jeu mélangé infiltration et combat. Et surtout une interaction multijoueur vraiment originale et immersive.

Bienvenue à Chicago

Watch Dogs born to USA
Le buildings nous regardent de haut

Quand on arrive en ville on est plongé dans un monde finalement très classique. Le complot anonymous/Big Browser reste cloitré aux missions et on est bien plus libre que prévu. Sa nièce est morte, Aiden est dévasté, ivre de vengeance et proche de l’organisation terroriste DedSec, sorte d’Anonymous X Razor1911 à nous, au premier abord,  jouant avec la ville et ses habitants grâce à leur téléphone magique. Bien que sa sœur réprouve cela Aiden Pierce partira chercher les tueurs encadré par une hackeuse qui a tendance à me faire craquer et un chinois en costard.

En pratique ils te donnent des missions et tu te démerdes, faisant alors le rôle de pirate informatique, tueur à gages, chevalier blanc et espion. Outre les missions principales, Chicago recèle d’un paquet de missions annexes, on n’est pas dans un jeu Ubisoft pour rien, comme Assassin’s Creed ou Far Cry on retrouve pêle-mêle, la libération de zones, des courses, des missions d’escorte, de destruction, de sauvetage et en piratant le téléphone des passants on pourra intervenir sur des meurtres.

Chicago oblige, on est dans un environnement totalement urbain en bordure d’océan, des buildings du Loop aux taudis des Wards en passant par la campagne de Pawnee il y a quelques endroits sympas (par exemple le cimetière pour revivre en boucle le seul vrai morceau de scénario du jeu). En pratique on s‘emmerde grave, la ville est aussi grande que GTA IV mais en moins variée et sans âme. Enfin grande c’est un gros mot pour parler d’une carte se parcourant en 3min d’un bout à l’autre (littéralement). Comme d’habitude les bâtiments sont quasiment tous inaccessibles et l’absence de véhicules aériens te cloue au sol avec les voitures.

Driv4r… en moins bien !

Watch_Dog de nuit sur PC
Les voitures ont une jolie plastique

Parlons-en justement des voitures car Watch Dogs nous permet de voler n’importe quelle bagnole et ainsi se balader dans la ville. Le jeu intègre une vue intérieure plutôt immersive mais visuellement à gerber à cause du flou. Pourquoi ? Pourquoi flouter l’intérieur ? Pourquoi donner une impression de vitesse dégueulasse ? Rajoutez à ça des voitures molles et sans réelle identité. On retrouve des copie de marques connues mais cela passe nettement moins bien qu’une vraie Lamborghini.

Parler de sensation de conduite serait comme parler de gastronomie à MacDo, globalement toutes les berlines ont la même conduite, les motos se ressemblent toutes et les voitures de sport vont toute aussi vites. Ubisoft possède Driver et pourtant il nous pond une conduite totalement aux fraises capable de nous faire apprécier celle de Saints Row. Heureusement qu’on a vite fait le tour de ville. Perso je me balade en métro, moto ou encore à pied. Ah oui les voitures sont quasiment indestructibles, tu peux rentrer dans un mur à plein régime sans problème, et si ta voiture se retourne, tu es téléporté à l’extérieur, c’est beau !!

Et dieu que le bruit des moteurs est à chier, espèce de bruit étouffé, de quoi te faire sortir de ton road trip aventureux. C’est dommage car les musiques sont plutôt bonnes, thèmes électro collant bien au coté informatique et les radios du jeu sont correctes bien qu’aucun titre ne sorte vraiment du lot. Par contre la musique lors des combats ne colle pas vraiment à ceux-ci, elle est bien calme. Et là encore le bruit des armes ressemble plus à des pistolets à billes qu’à des UZI ou AK-47. Préférez baisser le son des bruitages sinon vous n’entendrez pas la musique.

Piratage de connivence

Watch Dogs exemple de big data
Sous ce soleil on collecte des informations

On peut tout pirater c’est vraiment très facile, un simple bouton permet de pirater l’élément ciblé et même si la caméra et le temps nécessaire pour l’interaction bloque par moment, ça marche terriblement bien. En mode détection on visualise tous les éléments connectés aux alentours. Ce Profiler est aussi impressionnant que terrifiant puisqu’on peut hacker les téléphones des passants, rentrant ainsi dans leur vie privée, leurs conversations et leur compte bancaire. C’est par ce biais qu’on pourra prévenir des crimes, les anticiper et ainsi les contrer.

Plus impressionnant encore, le profiling façon Big Data, le simple fait de regarder une personne nous indique son salaire, ses vices, ses signes particuliers. Parfois le résultat est bizarre mais très drôle.

En suivant les câbles de connexion on pourra remonter jusqu’au disjoncteur, le pirater et ouvrir une porte. Prendre possession des caméras  permet de visualiser la zone et de pirater les éléments à l’intérieur sans pourtant les voir. On navigue ainsi de caméra en caméra, récoltant un code de sécurité par ici, faisant exploser un truc par là ou encore relevant un mur pour avoir une meilleure protection. Si parfois tout prend l’allure d’un puzzle qu’on doit résoudre afin de finir une zone, c’est diablement efficace.

A la manière des tours d’observation de Assassin’s creed, il faudra hacker des systèmes pour libérer une zone. Une fois l’ordinateur central atteint on rentre dans un mini-jeux avec des nœuds à bouger pour faire passer le courant. J’ai adoré ces moment-là surtout quand ils nous permettent d’accéder aux salles serveurs et avoir des petites vidéos souvent très drôles.

En ville le piratage permet aussi de bloquer la circulation de plein de manières différentes. Par exemple on peut relever des pilonnes, faire passer tous feux au vert ou pire encore, faire exploser une canalisation, ce qui est diablement efficace bien que trop tape-à-l’œil. Et n’oublions pas le pouvoir ultime, le Blackout, qui permet d’éteindre tout appareil électrique, plongeant ainsi la zone entière dans le noir le plus totale, c’est particulièrement pratique pour s’infiltrer (ou s’exfiltrer) ou encore éliminer silencieusement la cohorte d’ennemis vous bloquant le chemin. Et quand on s’est qu’on peut en fabriquer on apprend vite à récupérer tous les composants qui trainent et faire les magasins.

Il faut dire que les flics sont assez difficiles à semer et assez agressifs, cela demande un peu de talent et une bonne gestion de l’univers. La batterie de notre téléphone n’est infinie, il faut attendre qu’elle se recharge.

GTA IV.V

Rappelez vous ce famaux taunt!
Rappelez vous ce fameux taunt!

Une seule ville, environnement uniquement urbain, vol de voitures, courses-poursuite, ça ne vous rappelle pas quelque-chose ? GTA est dans la place, les gangstas sont remplacés par des pirates et la drogue par des salles serveurs. On vole des voitures, déclenche des fusillades, sème la police et on se tape de longs trajets pour aller de missions en missions. Et la ville est aussi divisée en quartiers très distincts avec chacun son identité propre. Au moins on peut se balader dans toute la carte dès le début du jeu.

Watch Dogs est un GTA IV un peu amélioré, plus joli, comme si on l’avait moddé, mais pas plus. Comme ce dernier il n’y a pas de véhicules aériens (et pas d’aéroport L ), pas de campagne et l’histoire se prend trop au sérieux. On retrouve la même conduite arcade et le même système de couverture très efficace. Je pourrais me croire dans le monde de Nico Bellic si celui-ci était plus complet.

A la différence de Liberty City c’est qu’à Chicago on a le choix d’être bon ou mauvais, plus on fait d’actions méchantes, plus les gens nous reconnaîtront et appelleront les flics, plus ça augmentera ma colère et l’envie de les buter avant qu’ils appellent les policiers. Et pour être gentil il suffit de sauver des gens… ou plutôt de tabasser le mec qui vient de buter un mec devant tes yeux, ouais dans Watch Dogs t’es un héros mais pas trop. Enfin tu peux aussi poursuivre le voleur du sac de la vieille mais comme tu cours aussi vite que lui tu fais deux fois le tour de la ville avant de pouvoir le plaquer au sol.
Tu peux aussi libérer des planques de gang, ça c’est une idée de génie, tu dois arrêter un mec sans le tuer, tu ne sais pas qui c’est et il est au milieu de 30 de ses copains armés jusqu’aux dents. Sachant que tu crèves en deux balles et que les mecs sont tellement sourds que les diversions sonores servent peu, c’est mission impossible.

En règle générale les missions annexes sont dures, c’est bien dommage car les courses, la livraison de voitures et l’assassinat peuvent nous occuper. Par contre le piratage de données dans une zone infestée de gardes est vraiment intéressante, il faut observer son environnement pour trouver le moyen d’avoir un visuel sur l’objet à pirater, le tout sans se faire repérer, on contrôle plus vraiment Aiden mais les caméras et c’est vraiment sympa.

Le tout agrémenté de minis-jeux de Poker (pas de liens cette fois-ci :D), d’échecs, de collecte de pièces façon Mario (un jeu de RA dans un jeu, c’est original) ou encore des trips sous acides. A défaut de révolutionner le genre cela apporte 5 min de fun supplémentaire, ça reste répétitif et parfois mal foutu.

Et à la lecture de ce paragraphe certains me reprocheront de trop comparer Watch Dogs à GTA. Mais on nous l’a présenté comme un GTA justement, les 70 Millions nécessaires à son développement (et sa promo) rivalisent presque avec le budget de Rockstar. Et le marketing promettait de nous faire oublier Los Santos. Au final les deux jeux se ressemblent, si seulement Watch Dogs était sorti y a un an …

Aiden Creed et Tom Pierce

 Watch Dogs caméra

Coté gunfight c’est plutôt en fait, on retrouve un système de couverture très simple on appuie juste sur une touche pour change d’endroit. Seul soucis, lorsqu’on est à couvert on est obligé de se déplacé plaqué contre le mur, avec un clavier sortir de ce mode est assez énervant. Sinon on retrouve une roue des armes assez classiques, on peut porter toutes nos armes ça c’est cool, du coup on se balade avec un armement militaire sur soi. Les armes coûtent assez cher mais vu tous les comptes-bancaires qu’on pirate c’est pas un soucis.

Mais le jeu fait surtout la part belle aux gadgets qu’on « fabrique », brouillage, bombe, blackout, ondes magnétiques, il y a de quoi perturber vos adversaires. En pratique je m’en sers peu.

Pour palier notre faible corps, on pourra utiliser le focus pour ralentir le temps et prendre le temps de tirer, ça peut nous sauver les fesses et contrer un équilibrage pas toujours top. Sinon vous pouvez toujours compter sur une IA toujours aussi bête et scriptée. Enfin elle sait se planquer mais à tendance à être attiré par les endroits explosifs.

Ainsi cela n’est pas sans rappeler l’infiltration de Splinter Cell, on est souvent assez discret, utilisant notre environnement et les caméras pour contraire nos ennemis. La plupart du temps on ne tue pas, on va juste assommer un garde en le prenant dans le dos.  De  toute manière si on tire on alerte tout le voisinage.

Les déplacements quant à eux sont extrêmement fluide, naturels, la façon dont Aiden enjambe les obstacles rappellera un peu Assassin’s Creed, cependant notre hackeur est nettement moins agile et meurt si il tombe de 3 m.

Parmi les éléments un peu énervants on pourra citer les voitures ennemies qui ont tendances à être très tenaces mais surtout les hélicoptères qui me font tout particulièrement rager, ceux-ci étant impossible à détruire.

Opéra en cinq actes

Dedsec in Watch DogsSi on peut reprocher à Watch Dogs de manquer d’intérêt hors missions, on ne peut pas dire pareil de l’histoire principale. Certes classique sur le fond, comme tous jeux Ubisoft, on part sur une sombre histoire de vengeance où bien entendu notre famille sera mêlée. Mais sur la forme c’est du grand art, les cinématiques avec le moteur du jeu passent bien et les missions sont vraiment intéressantes. Elles sont quasiment toutes faisables façon infiltration en tirant ses ressources dans le hacking. Et ça marche bien puisqu’il est très souvent possible d’éliminer tous les ennemis en utilisant le décor. Bon il faut avouer que celui-ci te facilite bien la tache au vu du nombre d’élément explosifs du jeu. Aiden étant très faible il est vraiment déconseillé d’un aller bourrin et dans ce cas il faudra vraiment utiliser les couvertures.

Le scénario nous demande souvent de hacker des choses très précises notamment pour ouvrir des portes. C’est alors un labyrinthe qui s’installe avec le décor, il faudra utiliser au moins les nombreuses caméras pour arriver à ses fins. Néanmoins cela est parfois totalement incohérent. Je devais, par exemple, remettre le courant et donc accéder au disjoncteur. Sauf que, comme c’est pratique, toutes les caméras fonctionnaient pour me donner ainsi une bonne vue sur le fameux disjoncteur.

Grâce aux cinématiques les personnages ont une vraie personnalité, même Aiden avec son caractère très pragmatique. D’ailleurs à propos de celui-ci, il est vraiment déplaisant de le voir regarder tout le temps son téléphone, et ce même dans des séquences où il n’a pas lieu d’être. J’aime bien Clara qui, derrière son masque de Dedsec, cache une certaine fragilité, ce personnage est assez travaillé et intéressant à suivre. On peut pas en dire autant des autres personnages qui sont nettement bien présents sur le terrain.

Ce que je regrette c’est que Chicago évolue assez peu face aux actions faites lors du scénar alors que tu bouleverse un peu la ville tout au long du scénario. Seul le regard des gens change au fur et à mesure que tu deviens connu. Avec mon profil de mauvais garçon il m’est difficile de me balader en ville sans qu’un passant prévienne la police de ma présence.

Petits hacks entre amis

Watch Dogs_6

Un mot sur le multi que j’ai vu qu’au travers de lives PS4, c’est sympa sans atteindre GTA Online. a tout moment un joueur peut rejoindre notre partie et ainsi essayer de nous hacker. Sur le papier l’idée est bonne, en pratique on a vite fait le tour de ce jeu de chat et de souris qui apporte pas forcément plus que ce qu’on fait en solo. Ce sera plus l’occasion de faire de belles courses de voitures.

A noter qu’il est possible de jouer en coopération avec plusieurs équipes se hackant entres elles, sorte de capture de drapeau. Ces modes tout droit sorti d’Assassin’s Creed peuvent être intéressants si la communauté y prend part. De là à dire que celui révolutionne le jeu en lui même, il y a un monde…

Vers le Big Data généralisé

Watch Dogs tout est connecté

Lorsque j’ai découvert Watch Dogs je m’attendais à être plonger dans le monde de Ultimate Game, un film assez moyen mais qui montre les dérives de la réalité virtuelle. Tellement connecté qu’il serait possible de pirater des êtres humains.

Ce monde est un peu plus soft et contemporain. Peut-être même trop. ctOS pourrait vraiment exister, si on regarde bien les appareils électroniques appartiennent qu’à une poignée de sociétés. Il suffirait d’une faille pour faire tomber une partie du système. Je ne dis pas qu’on pourrait faire sauter les canalisations, pirater des grenades ou faire disjoncter tout un quartier mais cela reste un peu réaliste. Qui nous dit qu’il n’est pas déjà possible de pirater un téléphone à distance et écouter nos conversations. Avec le tout connecté, toutes nos données peuvent être accessibles. Rien qu’un petit virus anodin et voici qu’un hackeur peut récupérer toutes nos données. Pirater un distributeur de billets est à la portée du premier venu, en témoigne la récente affaire de piratage de distributeurs tournant sous XP.

C’est surtout le Big Data qui fait peur, il est très bien traité dans le jeu (bien que trop présent), grâce à la collecte d’informations en tout genre connaitre toutes nos informations ainsi que nos envies est un jeu d’enfant. Regardez donc les résultats ciblés de Google ou Amazon. Étonnement la publicité est très peu présente dans le jeu et pas du tout traité, pourtant Aiden se bat contre ces sociétés.

Dans le jeu il arrive souvent qu’on rentre dans l’intimité des gens via leur webcam, mais là où ça fait peur c’est que l’accès à ces vidéos pourtant privées montrant parfois des scènes à connotation sexuelle se fait au travers des serveurs de ctOS. Et si c’était le ca en vrai ? Si des sociétés enregistraient vraiment toute notre vie en nous filmant au travers de notre webcam. Là encore Watch Dogs met mal à l’aise, remet en question notre confiance dans les nouvelles technologies. La vie privée n’existe désormais plus.

Watch Dogs met surtout en avant la surveillance des citoyens, cela est taboue en France mais aux Etats-Unis et surtout à Chicago les caméras sont très présentes, ébranlant ainsi notre vie privée. Il serait ainsi possible de surveiller et contrôler toute la population. Le gentil Google et le méchant Facebook cherchent eux aussi à tout quadriller. Chacune de ses sociétés vient d’acquérir une entreprise de drones pour ainsi permettre l’accès à internet partout dans le monde et surtout surveiller en temps réel la planète. En pratique on peut imaginer qu’il sera possible de suivre à la trace une personne via la géolocalisation.

Ubisoft a mis en place WeareData un site permettant de voir les connexions à un endroits, ça donne une idée du Big Data c’est fascinant et effrayant à la fois car ces informations sont réelles, je vous conseille d’aller y jeter un coup d’œil.

Avis de joueur PC sur Watch Dogs

Watch Dogs sur pc en ultra
Rendu en Ultra

Watch Dogs est globalement le premier jeu taillé pour les next-gen, les versions 360/Ps3 ont plus qu’anecdotiques. Tandis que les PS4 tourneront qu’en 900p et la Xbox one en 792p (c’est quoi ces résolutions batardes?) le tout à 30 fps ! Le moindre PC aux alentours de 1000€ tournera en High à 60fps, le tout en 1080p. Elle est belle la next-gen nous promettant monts et merveilles, pour le moment elle nous propose juste moins d’aliasing.

A noter que de base le jeu est bloqué avec la configuration console, il suffit de suivre ce tuto pour débloquer les presets PC et gagner en fluidité. C’est grâce à ce blocage qu’Ubisoft peut nous soutenir que Watch Dogs est aussi beau sur PS4 que sur PC en High. En vrai faut pas déconner, les consoles manquent d’effets de lumière et de profondeur de champ, adieu aussi les reflets.

Avec un i5 3750k, 16Go de RAM est une R9 280X je tourne à 60fps avec quelques baisses de framerate la nuit on lorsque je roule vite. Le jeu peine à charger les environnements assez vite pour la voiture, résultat on assiste à des éléments qui popent et surtout quelques ralentissements. Ceux-ci sont d’ailleurs plus présents après quelques heures de jeu d’affilés. Avec les options en Ultra, je tombe à 30fps avec quelques chutes à 20, préférez la détection de votre système pour profiter d’un profil personnalisé fluide mais néanmoins très beau.

Par rapport à 2012 le titre tire un peu la gueule, le lens flare a disparu, tout comme la fumée, la réflexion dans l’eau, les explosions sont moins impressionnantes, et les textures sont parfois très limites. Les jeux de lumières sont bien moins prononcés mais cela reste beau et le rendu sur Chicago est assez réaliste. Cependant face à un Battlefield ça ne fait clairement pas le poids. Notamment l’explosion des canalisations qu’est particulièrement dégueulasse.

Le jeu d’Ubisoft le plus attendu de l’année, montré à l’E3 2012 alors que le jeu vidéo peinait à nous faire vibrer, Watch Dogs a impressionné le monde entier grâce à sa plastique parfaite et un rendu visuel à couper le souffle, la next gen n’était pas encore là et pourtant Ubisoft nous promettait un monde ouvert aussi beau que The Witcher. 2 ans plus tard, la nouvelle génération de consoles est sorti, GTA V a fait son apparition, alors que vaut Watch Dogs ? Watch Doggy Dogs, qu’est ce qu’on attend ? http://www.youtube.com/watch?v=xU7WGAJPRRw Forcément les gamers ont mis de grands espoirs…

Test Watch Dogs

Total - 8

8

Globalement Watch Dogs est un bon jeu qui, sans révolutionner le genre, propose un open-world axé infiltration jouissant d'une bonne trame principale. Après une bonne trentaine d’heures au compteur, Watch_Dogs n’est pas un jeu d’action au sens strict, c’est un jeu d’infiltration, il ne prône pas trop l’utilisation des armes à feu. Cependant en dehors du scénario est de quelques missions secondaires on s’ennuie vite à Chicago, la visite est rapide et les road trip peu passionnant du fait d'une conduite bien trop arcade. Dommage d’en avoir fait un open world, Watch Dogs aurait gagné à laisser moins de liberté. S’il était sorti au moment de GTA V, il se serait irrémédiablement planté. Ce n’est finalement qu’un GTA IV un poil plus beau et en moins passionnant méritant ainsi son 16 bien tassé ce qui n'en fera pas un jeu inoubliable.

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A Propos Donwar

Gamer handicapé de 25 ans, j'analyse le monde du jeu vidéo depuis un moment et aime observer son évolution. J'aime tout autant l'écriture que la vidéo.

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